LA CHASSE AU FAUCON

En avril et si son partait à la chasse au faucon ?
Portrait de Philippe le Beau et sa jocaste ; Maître des portraits princiers, fin du XVe siècle, huile sur bois, 27 X 17,5 cm, musée du Louvre.
Jocaste et hobereau
La jocaste est la femelle du faucon pèlerin.
Le faucon n’est utilisé que pour la chasse de haut vol. Réputés pour leur vitesse, pèlerins et gerfauts, à l’état naturel frappent leur proie en altitude avant de les déchiqueter au sol.
Mais pour exploiter ces qualités, le fauconnier devait procéder à un dressage long et délicat.
Capturé jeune ou « niais », l’oiseau était plus facile à entraîner, mais moins agile qu’un sujet agile, ou « hagard ». A la chasse, le rapace est perché sur le poing de son fauconnier et coiffé d’un chaperon qui lui masque les yeux. Cet accessoire est ôté au moment où le faucon est lancé sur sa proie dans les airs. S’ensuivent parfois une poursuite et un combat sur de longues distances. L’usage d’un leurre permet de faire revenir le rapace vers son maître.
Au Moyen Âge, on chasse ainsi hérons, milans et corneilles. A cette époque, l’oiseau de proie est un attribut de noblesse, à tel point que le hobereau, un petit rapace utilisé pour la chasse au bas vol a donné son nom, au XVIe siècle à un gentilhomme de petite noblesse.
